Spad
Description
Revers asbl a été mandatée par l’asbl LIPROLO pour la réalisation du projet de soins psychiatriques pour patients séjournant à domicile. Cette asbl développe une offre de services d’aides et de soins psychiatriques dans le milieu de vie depuis plus de 40 ans, notamment via le Siajef en tant que service intégré. Les lignes du projet pilote telles que le transfert du suivi des situations psychiatriques vers les services d’aides et de soins de 1ère ligne « réguliers » étaient depuis longtemps une pratique effective. Le projet pilote aura permis de renforcer ce travail.
Si pour le Siajef la possibilité d’offrir l’aide et les soins psychiatriques dans le milieu de vie reculant d’autant la nécessité d’une hospitalisation est devenue une réalité, le transfert du suivi de toutes les situations psychiatriques vers le réseau de soins « régulier » n’est pas toujours possible immédiatement. Ce rapport essaie d’en préciser les possibilités et les limites.
But du projet et activités réalisées
Le projet visait à renforcer l’engagement des centrales de soins à domicile, des maisons médicales et des médecins généralistes auprès des personnes souffrant de troubles psychiatriques et d’examiner dans quelle mesure ces intervenants pouvaient répondre aux besoins de ces personnes de telle manière qu’elles puissent rester dans leur milieu de vie avec une qualité de santé optimale.
Ce projet a été mis en place initialement pour une population d’environ 28.000 habitants en zone urbaine (3 quartiers de la ville de Liège). La délimitation territoriale de l’action a permis de mettre à l’épreuve le principe d’accessibilité en essayant de poursuivre les buts du projet pilote pour toute personne habitant ce territoire de référence qui nous était adressée. Depuis janvier 2020, le Siajef a étendu son territoire afin de couvrir une population de 35.000 habitants toujours en zone urbaine.
Le travail a consisté à activer un réseau d’aides et de soins dans lequel l’usager/patient pouvait entrer par plusieurs portes (médecin traitant, service d’urgence psychiatrique, hôpital psychiatrique, entourage, centrale soins à domicile, …).
Sur l’axe déterritorialisation à milieu de vie :
L’action dans le réseau a été orientée de manière à ce que l’usager/patient utilise de plus en plus les services qui existent dans son environnement, garantissant la continuité des soins et la recherche d’une meilleure qualité de vie. Les interventions ont été effectuées tout autant auprès des usagers/patients de façon qu’ils aient une meilleure connaissance des ressources locales, qu’auprès des différents partenaires pour qu’ils rendent leurs services plus accessibles. Ainsi, la nécessité de recourir à hôpital psychiatrique et aux dispositifs d’urgence (urgences psychiatriques, urgence sociale, abri de nuit, …) en était d’autant diminuée.
